Loom Entry Si toi aussi tu penses qu'avec une allumette utilisée et un ruban adhésif vert pomme on peut décoincer la punaise du poster de Jimmy Hendrix pour trouver un code en hiéroglyphe, tu n'es peut-être pas Mc Guyver, mais sans doute un escape-roomer. Ce qui est bien plus classe, c'est clair.

Et voici justement un nouvel épisode des aventures amnésiques carcérales :


"mais… que se passe t-il ?
où suis-je ?
aucun souvenir…
Je dois sortir d'ici !"

Cette fois, c'est de l'inimitable Akarino Arika qu'il s'agit, avec Loom Entry. Encore une fois, nous voici bouclé sec et sans explication dans une pièce dont il faudra trouver la sortie. A notre rescousse, une panoplie d'objets plus ou moins utiles au premier coup d'œil, une théorie de petits codes et surtout, notre cervelle (et, et, et parfois, il faut l'admettre, des clics frénétiques au petit hasard).

Loom Entry s'avère d'un niveau dans la moyenne. Des petits moments faciles qui nous dopent : la carotte. Là on se sent bien malin, bien fripon et tout alléché que nous sommes par nos réussites bénignes, nous continuons ! Et en alternance, des grosses énigmes plus ardues. Des moments où l'on bloque complètement. Des instants perdus où l'on revient, refait cinquante fois les mêmes choses sans rien trouver de nouveau. Bref, un bon escape-room, c'est comme une pièce de théâtre : unité de temps et de lieu en plusieurs actes où l'on transite entre espoir, découragement, acharnement, éclair de génie, intense satisfaction et mind game.

Faisant honneur à son genre, Loom Entry possède son lot de passages tirés par les cheveux (dont un particulièrement, qui m'a carrément défrisé).

Le style d'Arika est toujours empreint de cette étrange poésie graphique, à base de photos d'animaux, de plantes vertes et d'éclairage doux. Les pièces dans lesquelles il s'ingénie à nous enfermer sont généralement assez petites mais véritablement truffées de surprises. Loom Entry ne fait pas exception.

Pour voir les autres Room et Loom (L et R en japonais, c'est pareil) du même auteur, je vous recommande par ordre de préférence :

Loom Dawn - Les mécanismes sont inhabituels, vous allez vite voir pourquoi. Manousche l'avait présenté ici-même.
Room Bath - Y'a même une histoire dedans !
Room Marine - Ardu mais terriblement inattendu.
Loom Blend - Pas facile mais assez sympatique.
Room Fake - Le tout premier, plus convenu mais déjà original.
Loom Above - Un peu trop classique à mon goût.
Loom Custody - L'ambiance glauque ne donne pas envie de s'y attarder.